Des photos pour la chaîne YouTube de mon fils

Mon fils, aussi motivé que son papa à s’exprimer, veut se lancer dans la jungle des Youtubers, jouant à des jeux vidéos tout en commentant avec verve ce qui se passe. Inspiré par Squeezie, Cyprien et autres jeunes français charismatiques, Vincent nous a annoncé il y a plus d’un an que c’est ce qu’il voulait faire plus tard. Je lui ai donc enseigné comment faire du montage vidéo, nous nous sommes procurés une webcam et un microphone et il a prouvé qu’il avait le talent et la motivation pour qu’on pousse l’expérience au prochain niveau : lui créer officiellement sa chaîne YouTube. D’ailleurs, la voici : V pour Vincent. Toutefois, ça lui prenait au minimum une photo de profil et une bannière. Carburant à la détermination indéfectible, il a lui même créé sa propre banderole (un montage photo avec La Cène de Léonard de Vinci) dans Gimp. Bravo fiston !

Présentation de la chaîne Youtube : V pour Vincent

En ce qui concernait la photo de profil, il n’était pas question que papa photographe laisse le jeune coco faire n’importe quoi. Avec son insouciance d’adolescent, il voulait « faire de quoi » avec son iPad ! Non coco, non ! J’ai donc planifié un après-midi photo chez moi et voici en primeur la photo et le montage que j’ai pondu, après plus d’un an de pause de tout truc visuel :

Image de profil pour V pour Vincent – jsimard.com – Des photos pour la chaîne YouTube de mon fils

Et tant qu’à monter un setup complet de photographie, aussi bien faire passer l’autre héritière devant le kodak ! En fait, ça n’a pas été aussi simple. Parce que les enfants préfèrent jouer aux cyberdépendants que de servir de modèle photographique. J’ai donc dû demander, redemander, supplier, gronder, grogner, hurler et punir. Une chance que ma fille est une bonne actrice dans l’âme, ça ne parait pas du tout sur les clichés. Bon, j’ai utilisé une vitesse d’obturation rapide pour éliminer l’effet de tremblement causé par sa terreur, mais l’important c’est le résultat, pas les séquelles psychologiques ! Alors voici les autres clichés captés cette journée là :

Alice et Salem
photo de ma fille – jsimard.com – Des photos pour la chaîne YouTube de mon fils
Alice et Vincent
photo de ma fille et mon fils – jsimard.com – Des photos pour la chaîne YouTube de mon fils
Alice retro
photo de ma fille style retro – jsimard.com – Des photos pour la chaîne YouTube de mon fils

Ne pratiquant plus aussi assidûment la photographie, j’ai évidemment mis fin à mon abonnement Adobe, me retrouvant avec deux options : utiliser mes vieux logiciels Adobe que je possède, mais qui ont plus de 10 ans, ou me tourner vers le Open Source. Pour ceux qui ne connaissent pas cette appellation, le Open Source est le futur en informatique. Open Source implique que le code source est ouvert à tous et quiconque peut modifier, ajouter ou améliorer le logiciel. Ha oui, et le plus beau là dedans c’est que c’est gratuit ! J’utilise déjà Open Office qui remplace à merveille tous les logiciels de bureau. Je me suis donc tourné vers le Open Source pour le traitement d’image. Voici donc mon expérience :

Raw Therapy pour le traitement de fichiers photo raw

Ressemble beaucoup à Lightroom d’Adobe, mais le plus gros hic est la performance. Sur mon PC, ce n’est pas tout à fait en temps réel quand je joue avec les réglages, ce qui est quelque peu gossant. Et quand je dis « quelques peu », je veux dire : sacrer en hurlant devant mon écran, fouiller sur le web pour trouver une façon de régler le problème et envoyer chier l’univers à cause de ma déception. J’aurais aimé que ce soit aussi bien que Lightroom. Peut-être un jour, mais pas aujourd’hui.

Darktable pour le traitement de fichier photo raw.

Tanné de Raw Therapy, je me suis tourné vers darktable. Un peu mieux en ce qui concerne les performances, mais l’interface est moins intuitive. Sauf qu’après quelques minutes de lectures par-ci par-là sur le web, j’ai pu faire un travail équivalant à ce que je pouvais accomplir avec Lightroom. Bon, enfin ! J’aime le Open Source ! Je veux aimer le Open Source… et là j’essaie Gimp…

Gimp, ou comment se prendre pour Photoshop

J’ai vraiment voulu. J’ai vraiment essayé. Sauf que Gimp qui se prend pour Photoshop, c’est comme une truite qui se prend pour un requin blanc. On est loin, mais là loin, du même produit ! Et ce n’est pas parce que je n’ai pas essayé. Il y a des choses de bases dans Gimp qui n’ont aucun sens (comme les layers qui ont des bord qui ne sont pas les même que le document, qui veut vraiment ça ! ?). Et la façon de faire des découpages complexes, genre du poil ou des cheveux, est plus qu’archaïque. Ils sont au moins 10 ans en arrière. C’est comme comparer une scie à chaine à des ongles mal taillés pour couper un séquoia ! Je sais, quand on veut, on peut. Mais quand on peut fair la job 100 fois plus rapidement, le choix n’en est plus un. Et quand tu fouilles sur le web, les utilisateurs trouvent ça super bien comme outil ! Eh, non, pas encore. Quand la truite aura le même niveau d’évolution que le requin blanc, elle pourra tenter de faire des remous. Pas avant.

Donc, je dois avouer m’ennuyer de mes logiciels à jour d’Adobe, mais ça reste dispendieux pour quelqu’un qui n’en fait qu’une fois ou deux par année. Alors je fais avec ce que j’ai. Sauf Gimp. J’utilise mon vieux Photoshop 8 à la place.

Finalement, en conclusion, j’ai quand même ressenti bien du plaisir à refaire de la photo. Je crois que je n’attendrai pas encore un an pour en refaire, histoire de ne pas perdre la main et de toutes façons, il va me falloir de nouvelles photos pour mon blog ! Je pourrais aussi faire de nouveaux projets comme dans mon âge d’or photographique, mais ça on verra. Je veux me concentrer sur l’écriture.