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Lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres »

Lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres »

Le voici enfin, le vidéo de la lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres ». Pourquoi la page 55 ? Parce que je vous avais demandé, sur Facebook, de me donner un nombre entre 1 et 200. J’ai pris les résultats et j’en ai fait une moyenne, ce qui donnait 55. Aussi, n’oubliez pas que tout ceci n’est pas la version finale du roman, ce n’est que le premier jet. Donc, bonne écoute !

Voici donc la version écrite:

— Qu’est-ce que tu faisais sur mon lift, p’tit tabarnack !? me crache-t-il.
Je ne peux même pas répliquer, cherchant plutôt à respirer. Il me lâche enfin et retourne sur son chariot-élévateur qui s’est arrêté pas plus d’un mètre plus loin. J’observe attentivement le cariste, retrouvant mon souffle. Il embarque, tourne la clé et fait crisser les pneus. Il les fait tourner, jusqu’à ce qu’une épaisse fumée blanche s’en dégage. Pourquoi lui peut faire ça ? Il n’a rien actionné de plus, il a simplement pesé sur la pédale de gaz ! J’ai dû manquer un détail… Il me fixe d’un regard rempli de haine, et la fumée continue de s’échapper de sous les roues avant. Après un instant, je ne voit même plus Danny. Et les roues roulent…
Soudainement, il bondit hors du chariot-élévateur vers moi. Le bolide s’élance à toute vitesse, sans cariste, laissant une trainée de fumée dans son sillon.
— Si j’peux pas conduire mon lift, personne va le conduire, me dit Danny Roule avant de se retourner et de se diriger en direction de Gervais qui observe la scène.
Je regarde le chariot-élévateur de Danny qui continue de s’éloigner à toute vitesse. Je m’attends à ce qu’il cesse sa course, c’est même surprenant qu’il se soit rendu si loin… mais il continue, en direction de la porte du quai de chargement grande ouverte. Pourtant, il devrait s’arrêter si rien ne retient l’accélérateur enfoncé ! Surement que Danny Roule l’a coincé avec je-ne-sais-quoi pendant qu’il était voilé par la fumée de ses pneus… Le chariot-élévateur traverse ainsi la porte et bondit dans le vide. Évidemment, il ne se rend pas très loin et s’écrase au sol, en un fracas assourdissant, fourches devant. Je me lève et vais voir l’étendue des dégâts. Danny Patch et Harry Copperfield sont là, observant le lift renversé, avec les roues qui continuent de rouler dans le vide.
— Va falloir refaire l’asphalte, dit Danny Patch.
— Et acheté un nouveau lift, ajoute Harry. En attendant, j’vais devoir faire une pancarte pour condamner l’endroit.
— C’est ça, va faire du bricolage ! s’exclame Danny.
Je descend du dock et vais voir le lift. Je vérifie si quelque chose retient la pédale enfoncée mais ne trouve rien. Pas de brique, pas de bloc de bois, pas de lilliputiens, rien ! C’est assez étrange. Une chose est certaine, c’est que quelque chose retenait cette pédale enfoncée ! L’accident a simplement détruit ou déplacé la preuve. Cet incident me rappelle l’enquête des deux hurluberlus… Je dois me ressaisir et oublier ces histoires d’enquête ! Je me relève donc et je vois Gervais Caillou qui se place entre les deux gars de maintenance.
— Dans mon bureau, m’ordonne le contremaître.

— À quoi tu pensais, de prendre le lift de Danny Roule ? me demande Gervais.
— J’avais besoin d’un lift et le sien était libre, que j’explique.
— Les autres étaient libres aussi ! Là, il faut qu’on remplace un lift et un carré d’asphalte par ta faute !
Je dois rêver… Je dois garder le contrôle, ce n’est pas le temps d’exploser.
— Ma faute !? que je m’exclame. C’est lui qui m’a sauté dessus ! C’est lui qui a envoyé son lift en bas du dock !
— À cause de toi. Si t’avais pas pris son lift, ça se serait pas passé comme ça pis tu l’sais.
… je dois… garder mon calme…
— Mais… tu ne trouves pas que sa réaction est un peu exagérée ? que je demande, sur le point d’exploser.
— Danny Roule a son caractère, pis c’est correct comme ça, avoue-t-il. On a tous notre caractère particulier. Je veux juste plus qu’tu prennes son lift.
— Donc, c’est moi qui mange la marde, même si c’est Danny Roule qui vous coûte un lift et de l’asphalte !?
— Bah, ça fait rouler l’économie. Imagine un monde où on brise rien, où on répare les choses au lieu de les jeter.

Pourquoi So-Lam ?

Pourquoi So-Lam ?

Maudite bonne question ! Nous avons déjà Star Wars, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Twilight, Marvel, DC, les Calinours, Dora l’exploratrice… Pourquoi en ajouter quand on peut refaire les mêmes affaires et que le monde continue d’acheter ?

En ce qui me concerne, je peux répondre à votre question par une autre: Pourquoi respirer ? Que So-Lam devienne la prochaine saga à succès ou que ça sombre dans l’indifférence la plus totale ne change pas le fait que je dois le faire. Parce que j’y crois, c’est clair, mais je suis persuadé que cette nouvelle mythologie à  quelque chose de nouveau à apporter. Une authenticité rafraichissante. Du jamais vu. Du nouveau. Et pleins d’autres affaires…

En ce qui concerne les contes pour enfants:

Je dirais que la raison principale pour lire ou faire lire à vos enfants les Contes So-Lam, c’est pour le bien-être de leur cerveau. Désolé de le dire comme ça mais, en tant que société, nous prenons nos enfants pour des idiots. Nos enfants sont tous de petits génies mais nous balisons ce pouvoir avec une éducation formatée pour le bien du système. Chaque enfant apprend de façons différentes mais, nous avons créé un système de formation facilité pour que la plupart réussissent sans trop d’efforts. S’il-vous-plaît, ne traitez pas vos enfants comme des cloches. Poussez les dans ce qui les passionne. Mais je m’égare…

Dans ce même ordre d’idées, j’ai écrit les Contes So-lam avec un vocabulaire recherché pour stimuler les synapses de vos touts-petits. Je fais appel à leur imagination, leur intelligence, leur jugement et leur esprit critique. Je les fais réfléchir tout en les amusant. C’est la beauté de la chose. Ce n’est pas obligé d’être simplet pour être amusant. Je les fais plonger cerveau premier dans cet univers unique en son genre. En attendant de sortir l’histoire pour les grands, qui vous renversera complètement !

En ce qui concerne la saga dans son intégralité:

Parce que c’est ça le joyau So-Lam: L’histoire pour adulte est tout ce qui a de plus capoté. Du fantastique unique en son genre, tragique, intense, violent, épique, grandiose. Tout ça sans elfes, sans orcs, sans vampire, loups-garous, ogres, dragons ou autres bibittes qu’on revoit sans cesse dans toutes les histoires du genre. Enfin, vous aurez droit au récit que vous méritez en tant que spectateurs. Pas de recette simpliste dans So-Lam !

De quoi parle le Conte So-Lam #9 Mor-Lath le mawialt ?

De quoi parle le Conte So-Lam #9 Mor-Lath le mawialt ?

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Les thèmes de ce conte sont le racisme et la concentration.

Mor-Lath est un jeune mawialt qui doit, pour la première fois, accomplir deux tâches bénignes pour son père. Cependant, dans la grande cité cosmopolite de Rein-Ruof, les mawialtish ne sont pas les bienvenus. Sous les moqueries et les injures des autres habitants, Mor-Lath devra focaliser sont attention sur ses tâches.

Racisme:

Les mawiatish sont détestés par les autres races de Rein-Ruof pour deux raisons: Premièrement, ils sont nécrophages et se nourrissent à même le cimetière de la ville. Deuxièmement, leur régime alimentaire leur cause une odeur nauséabonde insupportable pour les autres. Cependant, Mor-Lath n’est pas méchant et sans raison, il est insulté par les passants.

Concentration:

Mor-Lath a deux missions plutôt simples: Délivrer un message au chef des apôtres de Wat’ik et effectuer un achat de glaise pour son père qui est potier. Avec tous les gens qui l’insultent, Mor-Lath devra faire preuve de détachement pour ne pas oublier les indications que son père lui a dictées.

Mor-Lath devra donc se montrer fort s’il ne veut pas décevoir son père. Cette histoire pour enfants les fera réfléchir sur la condition des mawialtish et les réactions de Mor-Lath. Est-ce qu’eux ont déjà été victime de préjugés ou ont-ils eux-même jugé d’autres personnes différentes ? Est-ce une bonne chose d’entretenir des divisions entre les peuples ?

Le conte de Mor-Lath est comme une carte postale de la grande cité de Rein-Ruof, où se déroulera les quatre prochains contes. De plus, le jeune mawialt rencontre beaucoup de personnages qui sont aussi en vedette dans d’autres contes. Vu la complexité d’une ville qui abrite cinq races complètement différentes, il était impératif d’avoir une histoire qui serve de pont entre les autres.

Puisque les Contes So-Lam sont tirés d’un saga pour adultes sur laquelle je travaille depuis 16 ans, vous pourrez sentir dans l’histoire tout l’univers sous-jacent au conte. Pourquoi le deuxième monde est devenu l’Enfer ? Quels événement sinistres ont permis à Wat’ik et Broquus de devenir des immortels, eux qui étaient de simples mortels ? Qui est ce méchant Krilshein, contre qui les immortels doivent défendre le Troisième Monde ? Toutes des questions qui trouverons réponse dans l’histoire pour les grands. Évidemment, aucune de ces interrogations ne vous empêcheront de comprendre et d’apprécier le Conte So-lam #9 Mor-Lath le mawialt !

Vous pouvez trouver les points de vente du livre ici !

Bonne lecture !

De quoi parle le Conte So-Lam #6 Ron’sé l’ahlendser ?

De quoi parle le Conte So-Lam #6 Ron’sé l’ahlendser ?

Les thèmes de ce conte sont le courage et la prudence.

Ron’sé est un jeune ahlendser qui a la malchance de vivre dans la période la plus sinistre de son peuple. En pleine période de famine, l’immortel Wit’ak, leur roi, décide de les abandonner à leur sort. De surcroît, un étrange cataclysme ravage leur cité. Le jeune Rons’é est le seul parmi les ahlendsera à ne pas paniquer et à proposer des solutions.

Illustrations par Mlle Chèvre
Illustrations par Mlle Chèvre

Courage:

Quand tous les ahlendsera paniquent, Rons’é décide de fonder un groupe d’anciens pour gérer la ville comme à l’époque du roi Wit’ak. Vu que Ron’sé est un enfant, personne ne veut appliquer ses idées jusqu’à ce que son père décide de l’épauler. Aussi, quand la ville est détruite par l’étrange cataclysme, Rons’é est le seul qui prend son courage à deux mains pour reconstruire sa maison tandis que les autres attendent et prient pour que la Fée-Mère leur vienne en aide.

Prudence:

Les ahlendsera ont tellement peur de se blesser qu’ils ne font aucun travaux manuels. Ils ne travaillent physiquement que lorsqu’ils sont enceints (le mot est au masculin car les ahlendsera sont asexués). Ceci parce qu’il leur pousse une carapace impénétrable qui les protège contre tous les dangers. Quand leur ville risque d’être irrémédiablement détruite, il n’y a que le jeune Ron’sé qui ose travailler sans carapace.

Sans vous vendre la chute du conte, Rons’é sera à la fois un exemple à suivre et à ne pas suivre. Ça reste une histoire pour les enfants et les leçons de Ron’sé les feront réfléchir. Est-ce qu’ils auraient été plus prudent à sa place ? Auraient-ils tenté de changer les moeurs de leurs semblables ou auraient-ils suivit aveuglément la masse ? Il n’y a pas vraiment de bonnes réponses, que des réflexions profondes sur notre place dans la société.

Le conte de Ron’sé est un peu inspiré de la fable de la cigale et de la fourmi. Cependant, la fin du conte laissera les enfants perplexes face au destin de l’ahlendser. Jusqu’où devons-nous aller pour nos principes ? Ne serait-il pas préférable de mettre un peu d’eau dans notre vin ? Encore une fois, pas de bonnes ou de mauvaises réponses.

Puisque les Contes So-Lam sont tirés d’une saga pour adultes sur laquelle je travaille depuis 16 ans, vous pourrez sentir dans l’histoire tout l’univers sous-jacent au conte. Pourquoi Wit’ak quitte-t-il les ahlendsera ? Si les protagonistes vivent sur le Deuxième Monde, qu’en est-il du Premier ? Serait-ce Yaga, la déesse de la nature, la responsable du cataclysme qui ravage Donselea, la cité des ahlendsera ? Toutes des questions qui trouverons réponse dans l’histoire pour les grands. Évidemment, aucune de ces interrogations ne vous empêcheront de comprendre et d’apprécier le Conte So-lam #6 Ron’sé l’ahlendser ! Bonne lecture !

Mon expérience au Salon du Livre jeunesse de La Prairie

Mon expérience au Salon du Livre jeunesse de La Prairie

Mon expérience au Salon du livre jeunesse de La Prairie

En un seul mot: Extraordinaire !

Donc, les moments forts:

Il y a eu le petit Nykola qui a trippé complètement sur les Contes So-Lam, sans même les avoir lus ! Juste les images et mon enthousiasme ont étés suffisants pour le charmer. Il est venu deux jours sur trois et il incitait ses amis à venir me rencontrer ! Il a colorié une multitude de dessins durant ses cours pour me les apporter au salon ! Mon premier « hardcore fan » ! Je lui ai offert une version imprimée des Contes So-Lam, il le méritait amplement.

Aussi, les deux jeunes filles de dix ans (à peu près), toutes timides, qui voulaient absolument une photo avec moi ! J’étais plutôt flatté, je dois l’avouer ! Tout ça sous le regard amusé de ma mère et de ma tante qui arrivait d’Australie ! Maman et Matante étaient fières de moi !

Il y a eu aussi le jeune bédéiste qui voulait des conseils pour percer dans son domaine. Je lui ai dit de travailler sans cesse par passion, de ne jamais faire ça pour l’argent, de ne pas s’arrêter au jugement des autres et de faire beaucoup d’observation. J’espère qu’il va mettre mes conseils en application.

Sans oublier le moins jeune Félix (me semble que c’est ça son nom…), un adolescent de quinze ans je crois, qui écrit lui aussi des histoires fantastiques avec un de ses amis. Je l’ai motivé en lui rappelant que j’avais travaillé seize ans sur So-Lam avant d’avoir quelque chose de publié. Il participait à un spectacle l’un des soirs et est revenu me voir pour me souhaiter bonne chance ! Je l’ai bien évidemment félicité pour son spectacle !

Parlant des ados, c’est là qu’est ma plus grande surprise: Même quand je leur annonçais que les Contes So-Lam étaient pour les 6-11 ans, ils restaient là à m’écouter parler de ma démarche artistique ! Moi qui croyais les voir tourner les talons instantanément ! Ils aimaient l’idée du travail acharné derrière l’oeuvre, les créatures authentiques que j’ai créé et le fait que les Contes So-Lam sont une infime part de l’univers que j’ai créé au départ pour les adultes. J’étais aux anges !

Il y aussi la réaction des parents que j’ai beaucoup apprécié. Le fait que mes histoires soient écrites avec un vocabulaire recherché avec des définitions de mots complexes, une morale qui fait réfléchir et des créatures fantastiques unique a charmé les parents. Ils aimaient bien quand je leur disais que je ne prenais pas mes lecteurs pour des idiots (les enfants aussi aimaient bien que je leur dise ça).

Le seul côté négatif à été ma super infection à l’oreille droite. J’étais carrément sourd d’un côté ! Au moins, ça ne m’a pas empêché de fonctionner durant ces trois jours intenses. Sinon ça aurait été trop facile ! L’adrénaline a bien fait son travail, alliée à ma volonté de fer. Rien au monde ne pouvait m’empêcher de participer à mon premier salon, pas même l’Apocalypse.

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Photo par Jasmine Beausoleil

Donc, que du positif ! J’étais comme un poisson dans l’eau ! Une superbe expérience ! Je me sens si privilégié d’avoir pu partager avec autant d’enfants ma passion ! J’espère seulement être encore invité l’année prochaine ! Pour voir les Contes So-Lam, cliquez ici !

Ça vient d’où So-Lam ?

Ça vient d’où So-Lam ?

C’est ancien, très ancien, d’un point de vue humain évidemment. Au départ, c’était une histoire inspirée de Star Wars mais qui se passait à l’époque médiévale. J’avais à peine 17 ans quand j’ai commencé. C’était en 1997. Ça ne s’appelait pas So-Lam, ce nom est plutôt récent en fait. Ça s’appelait « Le Mythe de Mygwy ». Mais qui est donc ce Mygwy ? C’était une patte de lapin avec des billes pour faire ses yeux et un bout de tissus en guise de museau. C’était mon foutu porte-clé ! J’ai toujours été considéré comme un fucké, pendant mon enfance et même une fois adulte. Je ne comprends toujours pas pourquoi…

Pour en revenir à So-Lam, au départ c’était une histoire assez simple: Une guerre entre le bien et le mal. La fée des eaux et ses armées combattaient l’Ultime Diable et ses armées. C’était simple mais c’était cool. Assez cool pour que je décide de l’écrire à plusieurs reprises, jamais satisfait de ce que je pondais. C’était devenu un projet à long terme, genre un livre que j’allais écrire à temps perdu quand j’allais être chirurgien. Oui, c’était la ligne qui se dessinait devant moi: Les sciences. J’étais une « bole » sans même me forcer à l’école. Aussi bien rentabiliser cela !

C’est au CÉGEP que tout s’est gâché… Mon univers créé de toutes pièces dans ma tête m’intéressait bien plus que les sciences ! La réalité était beaucoup trop contraignante versus mon imagination. De surcroît, j’ai étouffé ma peine d’amour avec So-Lam. C’était durant l’année et demie où je ne sortais pas avec ma femme actuelle. Nous sommes sortis ensemble une semaine (risible, on ne s’est même pas vu). Quelques mois plus tard, elle tombait vraiment en amour avec moi. L’union a duré un an, nous nous sommes laissés un an et demi (c’est là que So-Lam est devenu un monstre) et nous nous sommes acoquinés à nouveau. C’était il y a plus de 14 ans. À chaque fois que ma femme chiale que mes projets prennent trop de place, j’ai le plaisir de lui rappeler que c’est de sa faute… Quoique, c’est moi qui l’avais laissé, mais c’était parce que je croyais qu’elle n’était pas heureuse avec moi. J’avais interprété une petite chicane comme une absence de bonheur. J’avais 17 ans. J’étais jeune, surtout dans ma tête. Ça reste que c’est un signe que So-Lam doit exister: Pour compenser l’absence de ma rouquine d’amour, j’ai créé l’univers fantastique le plus complexe et original depuis le Seigneur des Anneaux.

Autre signe, qui est aussi arrivé durant mon célibat: J’habitais chez mon parrain et ma marraine qui avaient le câble !  Je pouvais écouter Reboot et Beast Wars, parmi les premiers dessins animés créés grâce aux logiciels 3D. Je disais toujours que s’il y avait des écoles de 3D au Québec, je lâcherais tout et me lancerais là dedans. Malheureusement pour le docteur à venir, j’ai ouvert ce jour là le journal étudiant. Jamais je n’avais ouvert le journal étudiant avant. JAMAIS. Ce jour là, il y avait un article qui relatait que les meilleures écoles d’animation 3D au monde étaient au Québec !!! MON RÊVE ÉTAIT POSSIBLE !!!!!

Je crois que c’est deux semaines plus tard que j’ai abandonné le CÉGEP. Je suis allé travailler dans une usine pour m’économiser les 5000 dollars que j’avais besoin pour me payer le cours mais surtout, je devais impérativement m’améliorer en dessin. J’avais une imagination débordante mais aucune technique de dessin. Je me débrouillais mais je n’avais pas ce qu’il fallait pour être un pro. Ça m’a pris trois ans de pratique et d’économies avant d’être accepté à l’école. J’avais réussi !! Avec le recul, je comprend aujourd’hui qu’ils m’avaient pris parce que j’étais très persévérant et que j’avais l’argent. Je n’avais pas le talent et c’est pourquoi malgré tout cet effort, je n’ai pas travaillé en cinéma ou en jeux vidéos… À part une courte expérience qui m’a presque détruit… À trop vouloir être performant au delà de nos compétences, on se brûle vite…

Peu importait, de toutes façons l’animation 3D n’était qu’un tremplin pour pouvoir donner vie à So-Lam. Parce qu’avec le temps, So-Lam était devenu une série de film digne du Seigneur des anneaux ou de la Matrice ! La seule question était comment j’allais réussir cet exploit… C’est encore la question aujourd’hui mais j’ai tellement progressé…

Comment une petite idée folle avait pu prendre autant d’ampleur dans mon esprit ? C’est une obsession, simplement. J’ai sans cesse gonflé l’histoire dans ma tête. Je n’aurais jamais cru que ça deviendrait si gros. J’ai une partie de mon cerveau qui ne sert qu’à ça ! Vu que le destin est de mon bord, il m’est même arrivé un grave accident pour changer la ligne de ma vie:

J’étais à pied. Mon sac-à-dos était pleins de nourriture que j’avais achetée pour remplir le garde-manger de mon premier appartement. Enfin, j’habitais avec ma rouquine de malheur… de bonheur je veux dire, de bonheur… Donc le premier jour que nous habitions ensemble, je me suis fait frapper par une voiture à 70 km/h. J’ai perdu conscience et je me suis réveillé dans l’ambulance. Après avoir passé tous les scans possibles, je n’avais qu’une petite commotion cérébrale, un pied cassé à cinq endroits et un nerf sectionné dans la cuisse. Habituellement, nous n’avons que 13 % de chance de survie suite à un impact comme celui là. Moi je suis sorti de l’hôpital en béquille quelques heures plus tard. À cause de ça, je ne gagnerai jamais à la loterie, j’ai déjà eu ma chance extraordinaire.

Cette convalescence de sept mois m’a permis de commencer l’écriture de la genèse de So-Lam. C’est qu’une histoire aussi folle méritait que je me donne la peine d’approfondir la mythologie qui se cachait derrière. J’ai donc remonté à la création de la Terre et j’ai tout inventé jusqu’à l’histoire que j’avais imaginée à mes 17 ans. Cette convalescence m’a permis de trouver un nouvel emploi plus payant qui me permettait d’écrire dans mes temps libres. Tout se plaçait pour que So-Lam voit le jour. Quand j’ai été rendu à écrire l’histoire que j’avais créé au départ à mes 17 ans, ce n’était plus la même chose ! Tout est plus solide, plus complet, plus profond, plus poussé, plus grandiose, plus parfait. Je capote !!!!

Ce nouvel emploi plus payant m’a aussi permis d’avoir des enfants avec « la cause de So- lam » (j’imagine déjà sa face quand elle va lire ça !). Évidemment, je ne pouvais attendre de raconter So-lam à la chair de ma chair. C’est que So-lam, c’est très violent, très tragique, très « pas pour les enfants ». J’ai donc eu l’idée de génie de créer des contes pour enfants avec les protagonistes de So-Lam. 20 histoires édifiantes qui sont une belle introduction à l’univers de So-Lam. J’ai aussi compris que c’était la première étape viable de mon projet. Parce que je me suis cherché mes amis, vous n’avez pas idée ! Les scénarios, les courts-métrages, la photo, la vidéo… J’ai tout appris ce que je pouvais pour m’aider à créer So-lam. La seule chose que je ne voulais pas faire pour créer les films de So-lam, c’était d’aller étudier en cinéma… Je suis très conséquent moi ! La logique c’est que je refuse d’être formaté, je veux un cheminement unique pour une histoire unique… J’ai passé ma vie à écouter des films, je dois bien être capable d’en faire ? De toutes façons, combien d’étudiants ont un diplôme en cinéma et font des films ? Pas beaucoup. C’est pourquoi je préférais savoir « comment » faire des films pour les faire moi-même et mieux comprendre toutes les facettes du septième art…

En ce qui concerne le nom final So-Lam, c’est si simple que c’en est cave… C’est le mélange de « Soul » et « Âme », qui sont le même mot, en français et en anglais. C’est que, c’est de l’âme que les personnages puisent leurs pouvoirs fantastiques. C’est tout. Par hasard, c’est aussi un mélange de « lam » et « so-ham », les mantras utilisés dans une sorte de yoga pour stimuler le chakra racine et le chakra couronne respectivement. Un autre signe…

C’est tout ça So-Lam. C’est moi.

Est-ce qu’il y a une version papier des Contes So-Lam ?

Est-ce qu’il y a une version papier des Contes So-Lam ?

Là, je vais répondre une fois pour toutes à la question qu’on me pose le plus souvent: Est-ce qu’il y a une version papier ?

NON !!!!!

Je sais que les gens de ma génération et les plus âgés aiment plus le papier mais c’est un faux-semblant. L’odeur du papier ne change rien à ce qu’on ressent en lisant un ouvrage. Oui, on peut perdre nos données informatiques, mais qui de nos jours n’a pas de sauvegardes ? Au pire, en vous connectant chez le vendeur, vous pouvez télécharger vos achats perdus. Je trouve que c’est manquer de vision que d’encourager la coupe des arbres quand nous avons une technologie plus qu’efficace pour lire. Il y a même des liseuses électroniques qui fonctionnent comme les Etch-a-sketch (vous vous souvenez, le truc boboche avec lequel on tentait de faire un dessin avec les deux roulettes). Ce n’est pas une image rétro-éclairée, ainsi ça crève moins les yeux qu’avec un écran.

Pour vous convaincre du bien fondé de cette évolution, voici une petite histoire qui date d’un peu avant la Renaissance:

La création du papier ou ce nouveau média destiné à disparaitre

Crédits introuvables - Montage par moi.
Crédits introuvables – Montage par moi.

Il était une fois deux scribes. Un tourné vers l’avenir et l’autre, plus conservateur. Le scribe plus genre yo arriva un jour avec le premier bout de papier.

– Yo dude, check ça man ! C’est du papier ! Ça va remplacer nos tablettes de roche ! s’exclama le scribe-yo.

– Comment tu veux faire mieux que la roche avec de la pâte d’arbre ? demanda le conservateur.

– Ben là man, c’est ben moins lourd ! Dans le même volume, on peut stocker ben plus d’informations, yo ! explique-t-il.

– Ton papier, là, ça brûle ?

– Si on le met dans le feu, oui…

– Pas la roche. Peu pas perdre d’informations.

– On a juste à faire des copies. Ça va bientôt être facile, mon beau-frère travaille sur une méthode de faire des livres, ça s’appelle « l’imprimerie ». On va imprimer les livres beaucoup plus rapidement !

– Pis on va tous perdre nos jobs ! s’exclama le conservateur. Bravo champion ! La roche c’est ben mieux: J’ai ici un exemplaire de la Bible indestructible, c’est bien plus pratique !

– Arrête là, ça prend un attelage pour déplacer la Bible, yo !

– Mais elle ne brûle pas.

Le conservateur approche du scribe-yo et renifle le papier.

– J’aime bien mieux l’odeur de la roche. Ton affaire là, ça sent la plante morte, dit le conservateur.

– Yo, t’es ben rétrograde ! Le papier c’est l’avenir !

– Pffff… Ce sera au maximum une mode passagère, crois moi, conclut le conservateur.

Si mon point n’est pas assez clair avec ça !! En passant, vous pouvez aussi visionner ce petit vidéo que j’ai créé pour vous montrer comment imprimer les Contes So-Lam.

De quoi parle le Conte So-Lam #5 Yaga la déesse de la nature ?

De quoi parle le Conte So-Lam #5 Yaga la déesse de la nature ?

Les thèmes de ce conte sont le respect et la responsabilité.

par  Mlle Chèvre
par Mlle Chèvre

Cliquez ici pour accéder à la page du livre, où vous trouverez un extrait gratuit !

Yaga, comme le titre le dit, est la déesse de la nature. Sa fonction est de créer les animaux et les plantes du deuxième monde, selon les plans inscrits sur les tablettes de Megdydrën. L’immortel Wit’ak sera auprès d’elle pour la guider et la conseiller durant ce qui est une corvée aux yeux de la déesse de la nature. Elle va plutôt tenter de s’amuser et Wit’ak sera son souffre-douleur.

Respect:

Yaga est dotée d’un pouvoir incommensurable, bien au delà de celui de l’immortel Wit’ak. Ceci n’est pas, bien évidemment, une raison pour profiter de cet avantage. Malgré toute l’aide que Wit’ak apporte à Yaga, celle-ci va lui fait vivre un cauchemar. La déesse de la nature est persuadée que l’immortel ne pourra jamais rien faire contre elle, alors elle ne voit pas pourquoi elle cesserait ce manège.

par  Mlle Chèvre
par Mlle Chèvre

Responsabilité:

Yaga a la tâche créer la nature, selon les indications inscrites sur les tablettes de Megdydrën. Au lieu de lire elle-même les tablettes de roche, elle impose cette corvée à Wit’ak. Évidemment, elle va profiter de ce temps pour s’amuser avec ses quatre esprits, qui sont des extensions de sa conscience. Cependant, ce qui l’amuse le plus, c’est de déranger et de torturer le pauvre Wit’ak.

par  Mlle Chèvre
par Mlle Chèvre

Sans vous donner la fin de l’histoire, c’est assez clair que Yaga va apprendre le respect et le sens du devoir à la fin du conte. Ça reste une histoire pour les enfants et la leçon de Yaga les fera réfléchir. Est-ce qu’eux auraient été plus gentils que Yaga s’ils avaient été à sa place ? Souhaitons que oui !

Le conte de Yaga est une analogie de la cruauté d’un enfant face à une fourmilière. Le plaisir innocent que l’on peut ressentir à terroriser une colonie d’êtres sans défenses, tout en étant complètement inconscient du mal qu’on cause. Cette facette de Yaga sera aussi démontrée dans d’autres contes à venir.

Puisque les Contes So-Lam sont tirés d’un saga pour adultes sur laquelle je travaille depuis 16 ans, vous pourrez sentir dans l’histoire tout l’univers sous-jacent au conte. Pourquoi la Fée-Mère crée Yaga pour créer la nature quand elle a le pouvoir de le faire elle-même ? D’où vient ce Wit’ak, plus vieux que la déesse de la nature mais toutefois moins puissant ? Qui est Megdydrën, le concepteur du plan de la nature ? Toutes des questions qui trouverons réponse dans l’histoire pour les grands. Évidemment, aucune de ces interrogations ne vous empêcheront de comprendre et d’apprécier le Conte So-lam #5 Yaga la déesse de la nature ! Bonne lecture !

Spiritualibellule

Spiritualibellule

LEVEL UP !!! Si vous voulez comprendre, aller voir Spiritualimace. Je suis désormais une spiritualibellule. J’ai encore beaucoup de chemin à parcourir mais ça avance mon affaire ! Comment j’ai fait ? J’ai travaillé fort.

spiritualibellule

Premièrement, des vidéos documentaires de toutes sortes. Des dizaines d’heures de visionnement. Pour voir tout ce que je me suis tapé, allez voir ma playlist spiritualité ici: Une bonne gang de vidéos aussi longs qu’instructifs.

Deuxièmement, beaucoup de lecture. Des dizaines d’heures de lecture. Pour voir ce que j’ai lu, vous pouvez aller voir mon profil de Goodreads. Au moment d’écrire ces lignes, mon profil n’est tout à fait complet mais c’est un début. Les livres que j’ai lu n’y sont pas tous mais ça peut donner une idée. Au pire, contactez moi pour me demander plus de détails.

Troisièmement, je médite au moins 30 minutes par jour. Ça en fait des dizaines d’heures en quelques mois ! Je sens désormais l’énergie/chi/force couler en moi, c’est assez intense. Si je peux vous donner un conseil, ne méditez pas avec des caps d’acier dans les pieds, vous allez les maganer… J’ai dû me faire rembourser une paire, l’énergie passait pas et tout d’un coup, pouf, elle est passée, quoi qu’il advienne. J’ai déformé la semelle. Vous n’êtes pas obligés de me croire mais la fille au magasin a checké ma botte et ne m’a pas obstiné. La paire était neuve et je l’ai déformé avec mon esprit. Ça m’a pris un temps comprendre et l’accepter mais j’étais fier, je dois l’avouer. Est-ce qu’il y a une explication scientifique ? Oui, l’acier empêche le chi de passer mais le chi est plus fort donc ça a déformé la botte pour passer. Hahahahahahaha ! C’est pourquoi j’expérimente la spiritualité, c’est que la science vérifie de plus en plus ce que les sages disent depuis des millénaires. Je voulais tester et ça m’a amené dans des contrés insoupçonnées. Comme de plier mes bottes.

Mon prochain level sera donc atteint quand j’aurai réussi un voyage astral. Rien de moins. Je suis sur la bonne voie et je sais ce que je fais de pas correct donc je dois me botter le derrière sans caps d’acier et ça devrait aller. J’ai les connaissances théoriques et je réussis à ressentir tous les « symptômes » préalables mais ça s’arrête là. Au moins je n’ai pas l’impression que je lis/écoute tout ça pour rien !

Cependant, je dois aussi vous avouer que je suis conscient que c’est flyé et pas très rationnel tout ça. Vous devez savoir que j’étais très rationnel et calé en sciences et athée et tout le tralala avant d’expérimenter la méditation et la spiritualité. Y’a juste les fous qui ne changent pas d’idée mais ça a l’air qu’on est tout aussi fou quand on change d’idée. Donc je suis fou mais ça fait du bien.

Est-ce que je suis religieux ? Pas du tout, je sais que les religions ne sont pas des formes de spiritualité mais bien des systèmes de contrôle. Pour ma part, j’essaie des trucs, je m’instruis, j’en prends et j’en laisse, je me fais ma propre idée et je fais chier tous les gens qui m’entourent avec ça.

Que ce soit vrai ou non n’est pas pertinent. Ça m’aide à contrôler mes émotions et mieux comprendre tout ce qui m’entoure. Je suis « zen » comme on dirait. Ça m’aide à mieux me comprendre pour m’améliorer en tant qu’individu. Je change, pour le mieux. C’est ça être humain: Être en constante évolution. Sinon, tu n’es qu’un automate de chair. ÉVOLUER ou MOURIR. Quoiqu’on va tous mourir un jour mais ça aussi n’est pas important. Ce qui compte, c’est comment on vit.

Il y a aussi une raison pourquoi je me suis intéressé à tous ça. Et oui, à cause de So-Lam ! Encore ma maudite saga qui revient ! Oui, je sais, c’est gros comme le bras: Je me plug ! J’arrêterai de me plugger quand j’aurai vendu mon premier million de livres électronique. C’est que cette histoire, c’est un peu comme un horcruxe de mon âme (vous vous souvenez les morceaux d’âme de Voldemort dans Harry Potter ?). Je voulais en connaître plus sur les théories spirituelles de la vie pour m’inspirer dans le côté fantastique de So-Lam. Finalement, j’avais appliqué bien des trucs avant de connaître tout ça. Comme si je savais dans mon subconscient.

Mais LA grande question : Quel est le nom du prochain level !? Spiritualion ? Spiritualicorne ? Spiritualibération ? Spiritualipossuccion ? Spiritualidadelidadelidadou ? J’en ai aucune idée mais on verra une fois rendu !