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Article d’auteur, parce que j’écris des trucs, dont des histoire de la saga So-Lam, qui est la prochaine saga à succès !

Lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres »

Lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres »

Le voici enfin, le vidéo de la lecture de la page 55 de « Une usine comme les autres ». Pourquoi la page 55 ? Parce que je vous avais demandé, sur Facebook, de me donner un nombre entre 1 et 200. J’ai pris les résultats et j’en ai fait une moyenne, ce qui donnait 55. Aussi, n’oubliez pas que tout ceci n’est pas la version finale du roman, ce n’est que le premier jet. Donc, bonne écoute !

Voici donc la version écrite:

— Qu’est-ce que tu faisais sur mon lift, p’tit tabarnack !? me crache-t-il.
Je ne peux même pas répliquer, cherchant plutôt à respirer. Il me lâche enfin et retourne sur son chariot-élévateur qui s’est arrêté pas plus d’un mètre plus loin. J’observe attentivement le cariste, retrouvant mon souffle. Il embarque, tourne la clé et fait crisser les pneus. Il les fait tourner, jusqu’à ce qu’une épaisse fumée blanche s’en dégage. Pourquoi lui peut faire ça ? Il n’a rien actionné de plus, il a simplement pesé sur la pédale de gaz ! J’ai dû manquer un détail… Il me fixe d’un regard rempli de haine, et la fumée continue de s’échapper de sous les roues avant. Après un instant, je ne voit même plus Danny. Et les roues roulent…
Soudainement, il bondit hors du chariot-élévateur vers moi. Le bolide s’élance à toute vitesse, sans cariste, laissant une trainée de fumée dans son sillon.
— Si j’peux pas conduire mon lift, personne va le conduire, me dit Danny Roule avant de se retourner et de se diriger en direction de Gervais qui observe la scène.
Je regarde le chariot-élévateur de Danny qui continue de s’éloigner à toute vitesse. Je m’attends à ce qu’il cesse sa course, c’est même surprenant qu’il se soit rendu si loin… mais il continue, en direction de la porte du quai de chargement grande ouverte. Pourtant, il devrait s’arrêter si rien ne retient l’accélérateur enfoncé ! Surement que Danny Roule l’a coincé avec je-ne-sais-quoi pendant qu’il était voilé par la fumée de ses pneus… Le chariot-élévateur traverse ainsi la porte et bondit dans le vide. Évidemment, il ne se rend pas très loin et s’écrase au sol, en un fracas assourdissant, fourches devant. Je me lève et vais voir l’étendue des dégâts. Danny Patch et Harry Copperfield sont là, observant le lift renversé, avec les roues qui continuent de rouler dans le vide.
— Va falloir refaire l’asphalte, dit Danny Patch.
— Et acheté un nouveau lift, ajoute Harry. En attendant, j’vais devoir faire une pancarte pour condamner l’endroit.
— C’est ça, va faire du bricolage ! s’exclame Danny.
Je descend du dock et vais voir le lift. Je vérifie si quelque chose retient la pédale enfoncée mais ne trouve rien. Pas de brique, pas de bloc de bois, pas de lilliputiens, rien ! C’est assez étrange. Une chose est certaine, c’est que quelque chose retenait cette pédale enfoncée ! L’accident a simplement détruit ou déplacé la preuve. Cet incident me rappelle l’enquête des deux hurluberlus… Je dois me ressaisir et oublier ces histoires d’enquête ! Je me relève donc et je vois Gervais Caillou qui se place entre les deux gars de maintenance.
— Dans mon bureau, m’ordonne le contremaître.

— À quoi tu pensais, de prendre le lift de Danny Roule ? me demande Gervais.
— J’avais besoin d’un lift et le sien était libre, que j’explique.
— Les autres étaient libres aussi ! Là, il faut qu’on remplace un lift et un carré d’asphalte par ta faute !
Je dois rêver… Je dois garder le contrôle, ce n’est pas le temps d’exploser.
— Ma faute !? que je m’exclame. C’est lui qui m’a sauté dessus ! C’est lui qui a envoyé son lift en bas du dock !
— À cause de toi. Si t’avais pas pris son lift, ça se serait pas passé comme ça pis tu l’sais.
… je dois… garder mon calme…
— Mais… tu ne trouves pas que sa réaction est un peu exagérée ? que je demande, sur le point d’exploser.
— Danny Roule a son caractère, pis c’est correct comme ça, avoue-t-il. On a tous notre caractère particulier. Je veux juste plus qu’tu prennes son lift.
— Donc, c’est moi qui mange la marde, même si c’est Danny Roule qui vous coûte un lift et de l’asphalte !?
— Bah, ça fait rouler l’économie. Imagine un monde où on brise rien, où on répare les choses au lieu de les jeter.

Hold the door ou Fuck off, j’arrête d’écrire

Hold the door ou Fuck off, j’arrête d’écrire

Sans vouloir m’enorgueillir, je n’ai jamais été intimidé par un autre auteur ou scénariste. J’ai été séduit, renversé et/ou impressionné, ça oui, heureusement. Sinon je n’aurais jamais voulu faire ça de ma vie. Aujourd’hui, je dois ajouter « intimidé » dans mon énumération.

J’ai toujours été un fan d’histoires fantastiques. Quand j’étais jeune, mes deux premières lubies étaient les Transformers et Ghostbusters. Dans les deux cas, je jubilais à chaque image, chaque réplique. J’admirais Optimus Primus ; je me reconnaissais en les scientifiques devenus casseurs de fantômes. J’étais transporté par les récits. Évidemment, c’est aussi ce que je faisais avec mes jouets: je créais des histoires. J’ai même fini par me convaincre que mes idées n’étaient pas plus mauvaises que celles des scénaristes de Transformers ou celles de Dan Aykroyd et Harold Ramis pour Ghostbusters. Même très jeune, je n’étais pas le plus humble du village !

Plus tard, à l’adolescence, il y a eu Star Wars. Oh que j’ai aimé Star Wars. Je l’ai aimé inconditionnellement, jusqu’à dire (et penser) à propos de l’épisode I :

— C’est le meilleur film que j’ai jamais vu de ma vie !

Là, un peu d’indulgence s’il-vous-plaît, je n’avais que 19 ans quand je l’ai vu… et j’étais beaucoup moins mature. Ce n’est pas compliqué, si il y avait eu des serviettes sanitaires Star Wars, j’en aurais acheté en me trouvant un excuse pour les utiliser. Disons que j’ai changé mon blaster d’épaule depuis lors..

Ainsi donc, je connaissais tout de l’univers de Star Wars et George Lucas était mon idole. Sauf que, encore une fois, j’étais capable de pondre d’aussi bonnes idées que lui (ou que ceux qui écrivaient les livres et les bandes dessinées). Notez bien que j’admire toujours George parce qu’il a quand même révolutionné le cinéma pour toujours et ceci est un fait. Il aura toujours une place dans mon coeur. Je t’aime George.

Je dois même vous faire une révélation: C’est moi qui a inventé Grievous. Bon, ok, pas tout à fait, vous ne trouverez pas mon nom au générique mais je m’étais imaginé une suite à l’épisode VI, où Luke aurait réussi à sauver son père. Sauf que le pauvre Darth Vader était pas mal amoché, il fallait le réparer. Il avait donc un nouveau costume identique mais blanc et or ! Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas lui ajouter deux autres bras, ça serait « overkill ». Darth Vader blanc avec quatre sabrolasers ! Disons que quand j’ai vu Grievous la première fois, j’avais un sentiment de déjà vu.

C’est à la fin de mon adolescence que j’ai commencé ma propre épopée fantastique So-Lam, sur laquelle je travaille encore. J’avais le cerveau rempli d’inspiration, depuis mon enfance que tout ceci bouillait dans mon encéphale. Fallait que ça sorte. C’est encore en train de sortir…

À partir de là, je me voyais parti pour la gloire. Je ne pouvais imaginer l’échec, j’ai abandonné mes études en sciences pures au CÉGEP pour me lancer dans l’animation 2D-3D, malgré mes talents bien ordinaires dans ce domaine. Disons qu’à l’époque, j’avais confondu « imagination » et « talent en dessin ». J’ai quand même appris tout ce qu’il me fallait pour comprendre le domaine du cinéma sous toutes ses coutures, ce qui ne peut pas me nuire.

Plus tard, sont arrivés la Matrice et le Seigneur des Anneaux. Autre claque au visage. Ha oui, nous avons le droit d’être aussi flyés dans nos histoires !? On a le droit de creuser l’univers d’un monde fantastique à ce point !? Génial alors, je ne vais que me retrousser les manches. Parce que, comme tout auteur (enfin, je crois que tous les auteurs sont comme ça), j’ai fini par me mettre en tête d’écrire l’histoire la plus incroyable du monde. De me donner à 100% dans cette oeuvre, comme si c’était une extension de mon âme. Pas question de bâcler quelque chose d’aussi important ! J’ai donc creusé la mythologie de So-Lam pour rendre l’histoire encore plus épique. Ainsi, comme J.R.R Tolkien et les frères Watchowski, j’ai réussi à carrément créer un univers détaillé et riche, j’ai même inventé des langues ! Bon, tout va bien.

Puis là arrive Georges R.R Martin. Le dude décide qu’on peut tuer des personnages principaux. Il décide que chaque réplique est à la fois intelligente et vraisemblable dans la bouche du personnage. Il décide qu’il peut virer cul par dessus tête le récit, comme dans le mariage de sang. Il décide que les personnages qu’on déteste viscéralement, on va les adorer un peu plus tard. Il décide que ce que le spectateur veut voir, c’est pas ça qu’il aura (hormis dans ce que j’ai vu de la saison 6). Il crée un récit plus grand et plus vraisemblable que nature. What the fucking fuck !

J’ai rapidement compris que l’auteur réfléchit à un niveau supérieur que le commun des écrivains. On ne peut qu’arriver à cette conclusion après une seule saison de Game of Thrones. Comme si ce n’était pas assez, le récit se complexifie et devient de plus en plus captivant, épisode après épisode, saison après saison. Ça n’a juste pas de sens comment c’est bien pensé ! Il n’y a pas de ralentissement ou d’essoufflement, au contraire. J’ai donc trouvé mon nouvel idole. Je t’aime George.

Le problème, c’est que je ne me crois pas aussi intelligent… et ça me fait royalement chier. Mon ego d’écrivain ne peut pas l’encaisser. Au point où je me suis demandé si je cessais l’écriture. Évidemment, ce ne fût qu’une petite lueur d’idée qui ne dura pas longtemps, mais assez pour me faire peur. Pourquoi j’écrirais si je ne peux faire mieux ?

*** Spoiler de la saison 6 de Game of thrones droit devant ***

Ce n’est qu’après avoir écouté deux fois de file les cinq première saison et après m’être rendu à l’épisode 5 de la saison 6 en anglais que j’ai eu cette idée. Le personnage d’Hodor, qui ne dit que ce simple mot « hodor » du premier épisode jusqu’à sa fin tragique, est un bijou d’intelligence pour tout auteur qui se respecte. Pendant des années, les fans se demandaient pourquoi Hodor ne pouvait que dire « hodor ». Toutes les théories possibles ont été mises sur la table. Sauf la véritable raison. « Hold the door », cette réplique raisonnera dans la conscience collective pendant longtemps. Écoutez, je ne pleure jamais en écoutant un film ou quoi que ce soit. J’ai souvent passé proche, mais je n’ai jamais pleuré. Bon, je l’avoue, je n’ai pas pleuré pour Hodor, mais j’ai vraiment passé très très proche. Une chance que je devais rapidement faire le souper pour ne pas arriver en retard au travail…

Sauf que, je dois me mettre à la place de ce génie de Georges R.R. Martin. Le gars est le plus brillant auteur que le monde aie connu. Il doit aimer être séduit, renversé et impressionné, que ce soit par des films ou des livres, sinon il n’aurait pas fait ça de sa vie. Pauvre lui, il doit souvent être déçu par ce qu’il lit ou regarde. Il doit rêver, intérieurement, que quelqu’un écrive quelque chose d’encore plus intelligent, plus songé et plus captivant que Game of Thrones. Pour avoir le plaisir d’être séduit, renversé et impressionné, comme il nous le fait vivre.

C’est là que j’ai compris pourquoi j’ai presque pleuré pour Hodor. Oui, à cause du récit, c’est certain. Sauf que mon orgueil d’écrivain a été piétiné, écrasé, mis en pièces et brûlé sans pitié. Les cendres ont été catapultées dans le soleil le plus lointain de la galaxie avant que celui-ci entre en super nova. Finit, n’a plus. Le talent que tu pensais avoir, tu peux te le mettre dans ton péteux ! Une belle leçon d’humilité. Ce n’est que maintenant que je comprends que le plus important, ce n’est pas d’écrire l’histoire la plus intelligente, la plus songé ou la plus captivante. L’important, c’est d’écrire. Et c’est ce que je vais faire, me poussant toujours vers l’avant, comme m’ont montré Georges Lucas, J.R.R Tolkien et maintenant Georges R.R Martin, tentant de me réinventer sans cesse dans ma démarche.

En ce qui me concerne, « Hold the door » est un appel de la part de cet auteur de génie. Il a ouvert la porte et nous la tient, nous invitant à passer au prochain niveau de l’art d’écrire. J’espère avoir ce qu’il faut pour passer par cette porte et j’espère que nous seront plusieurs à suivre. Pour le bien des lecteurs, des téléspectateurs et de l’humanité entière.

Voyage dans le garage ou « Tabarnack, j’suis en dépression ! »

Voyage dans le garage ou « Tabarnack, j’suis en dépression ! »

Int. du garage, soir.

Une famille composée d’un père, une mère et deux jeunes enfants, un garçon et une fille, entrent dans le garage.

Fils
Qu’est-ce qu’on fait dans le garage ?

Père, tandis qu’il s’assoie dans le divan
Ce soir on fait un spécial ! J’ai installé les divans et l’écran géant ici pour faire comme au cinéma ! Vous avez même le droit de manger autant de cochonneries que vous voulez !

Les enfants ne se font pas prier et se mettent à se servir dans les bols de bonbons et de chips, un vrai buffet sur la table devant le divan. Après quelques bouchées d’ogre, la cadette se retourne vers son père, l’air interrogateur.

Cadette
Papa… tu as toujours dit que ces cochonneries là étaient toxiques. Pourquoi aujourd’hui tu nous laisse en manger comme on veut ?

Père
Je viens de le dire: Aujourd’hui c’est spécial ! Gâte toi ma grande !

Mère
Là, il va falloir que vous choisissez le film ! Qu’est-ce que vous voulez écouter ?

Il y a une pile de boites de DVD de films pour enfants dans le meuble sous la télévision. Évidemment, les jeunes se disputent à savoir quel film écouter, sous le regard attendri des parents, qui vont jusqu’à verser une larme. La cadette remarque cette étrange réaction de ses parents mais ne peut pas y accorder trop d’importance, car elle est en plein débat avec son frère pour choisir le film. Une fois le film choisi, le frère aîné insère le film dans le lecteur. Lui et sa soeur retournent s’assoir sur le divan, collés sur leur parents.

Après quelques minutes, la fille cadette remarque encore le drôle d’air de ses parents.

Cadette, à sa mère
Maman… je t’ai entendu parler l’autre jour… Tu disais à mamie qu’on allait perdre la maison… Est-ce qu’on va perdre la maison ?

Mère
Ne t’en fait pas pour ça ma grande, c’est des histoires de grands… Écoute ton film.

Frère, à son père
Papa, pourquoi le camion est allumé dans le garage ?

La caméra PAN pour cadrer une mini-van en marche dans le garage.

Père
C’est parce qu’on va faire un grand voyage…


Évidemment, la première fois que j’ai eu cette idée noire, ça finissait avec les enfants qui s’endorment, suivit par les parents. Après, j’ai pensé rendre l’histoire plus pathétique en faisant survivre un des parent, ou un enfant avec des séquelles…

Aussi, les personnages n’étaient pas fictif dans ma tête sur le coup, c’était moi et ma famille. Disons que c’est la cerise sur le sunday des idées noires. J’avais des remords de pouvoir même imaginer des scénario aussi négatifs. Ça, c’est après avoir réfléchi à ce qui arriverait si je quittais mon emploi stable demain matin. C’est plus facile voir ce qui peut tourner mal que l’inverse, ce qui n’est pas pratique pour trouver du courage. Quand je pars en spirale dans ma tête, je peux me rendre loin, très loin. Après m’avoir secoué mentalement, j’ai changé la fin de l’histoire dans ma tête. Le père et la mère vont éteindre le camion et choisissent le voyage qu’est la vie sur Terre, avec ses hauts et ses bas. C’est aussi ce que je choisi.

Je tiens à vous rassurer, je n’ai pas de problème avec les idées noires. Je vis avec ça depuis que j’ai 12 ans. Il n’est pas rare que je fasse un inventaire dans ma tête de toutes les façons de mettre fin à mes jours en un endroit donné… en particulier à l’usine où je travaille. Ça fait 10 ans que j’y travaille et je trouve toujours de nouvelles façons d’en finir avec ma vie. Sauf que je n’ai pas réellement envie d’en finir, même si je déteste mon emploi comme un banquier déteste partager. Mon problème, c’est que je focalise trop sur ce que je n’ai pas et j’oublie tout ce que j’ai déjà. C’est ça être ambitieux.

Les idées noires, je sais très bien comment les gérer. Même que c’est une source d’inspiration, c’est ça être artiste, ça fait parti du « package deal ». Le symptôme de la dépression que je n’ai jamais eu à subir avant aujourd’hui c’est la perte intense d’énergie. J’ai été une semaine à seulement dormir et/ou méditer sans être capable de reprendre mon aplomb. Un bon ami m’a conseillé de consulter et une psychiatre m’a donné une semaine de repos supplémentaire. Ça a fait toute la différence et je vais déjà mieux.

Là, puisque j’ai été touché par cette « maladie » ça me donne le droit de dire tout haut ce que j’en pense: La dépression, ce n’est pas un dérèglement du cerveau. Oui, le cerveau ne sécrète pas assez (ou trop) de trucs chimiques, mais ce n’est que la manifestation physique de quelque chose de bien plus profond. Sinon, l’amour d’un parent envers son enfant est aussi une maladie. Parce que le simple fait d’être en présence de nos enfants, ça stimule des parties du cerveau en sécrétant des trucs chimiques spécifiques à cette émotion.

Donc, c’est quoi la dépression (selon moi) ? La dépression, c’est quand quelque chose doit changer dans notre vie et que nous sommes emprisonnés dans l’incapacité de faire le changement nécessaire. Pour ma part, je me sentais comme un lion en cage, une très petite cage pour un foutu gros lion. Pas capable de bouger ou même de me tourner sur moi même, le poil et la crinière qui dépasse entre les barreaux. Une minuscule cage de poche toute rikiki pour un lion gros comme l’Empire State Building.

Ainsi, non, je ne crois pas en la médication. Nous vivons des vies qui sont à des milles de ce que la vie humaine devrait être, on peut bien sauter les fusibles ! Je sais pertinemment que je suis hyper privilégié sur cette Terre mais c’est plus fort que moi, j’en veux plus. Je ne veux pas dire que je trouve insatisfaisant le fait de vivre l’amour fou avec mon âme soeur (ou ma flamme jumelle pour ceux qui connaissent le terme) et d’avoir des enfants beaux et intelligents, car je suis on ne peut plus fier et heureux de ma situation familiale. C’est la facette professionnelle de ma vie qui bouette à mon avis. Disons, pour faire une histoire courte, que je veux créer une oeuvre de l’ampleur de Star Wars en partant de rien sans contact ni famille riche. Rien de moins.

Le plus con là dedans, c’est que je progresse sans cesse, j’affine les talents requis pour réaliser mes rêves mais ça ne va pas assez vite à mon goût. J’ai l’impression… en fait, je ne sais même pas ce que sont mes impressions. Est-ce que je suis testé par l’univers sans cesse ? Est-ce, qu’au contraire, l’univers m’envoie le message d’abandonner et de me satisfaire de mon emploi ? Ou les deux en même temps ? J’en sais « fuck all » et je change d’avis au 45 secondes. Sauf que, c’est ça la vie.

Donc, que va faire le lion ? Il va tenter de sortir de la cage sans détruire l’univers qui l’entoure parce que c’est seulement de sa faute s’il est emprisonné. Personne ne l’a forcé. Il va devoir être patient et focaliser sur le positif de sa situation au lieu de ne rêver que de la savane, qu’il atteindra un jour ou l’autre. Et ne vous en faites pas, ma femme est au courant de tout ceci et elle m’a assuré que jamais le camion n’entrera dans le garage, quoi qu’il arrive. Plutôt en faire un studio ou un local de produits bio en vrac !

 

Pourquoi So-Lam ?

Pourquoi So-Lam ?

Maudite bonne question ! Nous avons déjà Star Wars, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, Twilight, Marvel, DC, les Calinours, Dora l’exploratrice… Pourquoi en ajouter quand on peut refaire les mêmes affaires et que le monde continue d’acheter ?

En ce qui me concerne, je peux répondre à votre question par une autre: Pourquoi respirer ? Que So-Lam devienne la prochaine saga à succès ou que ça sombre dans l’indifférence la plus totale ne change pas le fait que je dois le faire. Parce que j’y crois, c’est clair, mais je suis persuadé que cette nouvelle mythologie à  quelque chose de nouveau à apporter. Une authenticité rafraichissante. Du jamais vu. Du nouveau. Et pleins d’autres affaires…

En ce qui concerne les contes pour enfants:

Je dirais que la raison principale pour lire ou faire lire à vos enfants les Contes So-Lam, c’est pour le bien-être de leur cerveau. Désolé de le dire comme ça mais, en tant que société, nous prenons nos enfants pour des idiots. Nos enfants sont tous de petits génies mais nous balisons ce pouvoir avec une éducation formatée pour le bien du système. Chaque enfant apprend de façons différentes mais, nous avons créé un système de formation facilité pour que la plupart réussissent sans trop d’efforts. S’il-vous-plaît, ne traitez pas vos enfants comme des cloches. Poussez les dans ce qui les passionne. Mais je m’égare…

Dans ce même ordre d’idées, j’ai écrit les Contes So-lam avec un vocabulaire recherché pour stimuler les synapses de vos touts-petits. Je fais appel à leur imagination, leur intelligence, leur jugement et leur esprit critique. Je les fais réfléchir tout en les amusant. C’est la beauté de la chose. Ce n’est pas obligé d’être simplet pour être amusant. Je les fais plonger cerveau premier dans cet univers unique en son genre. En attendant de sortir l’histoire pour les grands, qui vous renversera complètement !

En ce qui concerne la saga dans son intégralité:

Parce que c’est ça le joyau So-Lam: L’histoire pour adulte est tout ce qui a de plus capoté. Du fantastique unique en son genre, tragique, intense, violent, épique, grandiose. Tout ça sans elfes, sans orcs, sans vampire, loups-garous, ogres, dragons ou autres bibittes qu’on revoit sans cesse dans toutes les histoires du genre. Enfin, vous aurez droit au récit que vous méritez en tant que spectateurs. Pas de recette simpliste dans So-Lam !

De quoi parle le Conte So-Lam #9 Mor-Lath le mawialt ?

De quoi parle le Conte So-Lam #9 Mor-Lath le mawialt ?

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Les thèmes de ce conte sont le racisme et la concentration.

Mor-Lath est un jeune mawialt qui doit, pour la première fois, accomplir deux tâches bénignes pour son père. Cependant, dans la grande cité cosmopolite de Rein-Ruof, les mawialtish ne sont pas les bienvenus. Sous les moqueries et les injures des autres habitants, Mor-Lath devra focaliser sont attention sur ses tâches.

Racisme:

Les mawiatish sont détestés par les autres races de Rein-Ruof pour deux raisons: Premièrement, ils sont nécrophages et se nourrissent à même le cimetière de la ville. Deuxièmement, leur régime alimentaire leur cause une odeur nauséabonde insupportable pour les autres. Cependant, Mor-Lath n’est pas méchant et sans raison, il est insulté par les passants.

Concentration:

Mor-Lath a deux missions plutôt simples: Délivrer un message au chef des apôtres de Wat’ik et effectuer un achat de glaise pour son père qui est potier. Avec tous les gens qui l’insultent, Mor-Lath devra faire preuve de détachement pour ne pas oublier les indications que son père lui a dictées.

Mor-Lath devra donc se montrer fort s’il ne veut pas décevoir son père. Cette histoire pour enfants les fera réfléchir sur la condition des mawialtish et les réactions de Mor-Lath. Est-ce qu’eux ont déjà été victime de préjugés ou ont-ils eux-même jugé d’autres personnes différentes ? Est-ce une bonne chose d’entretenir des divisions entre les peuples ?

Le conte de Mor-Lath est comme une carte postale de la grande cité de Rein-Ruof, où se déroulera les quatre prochains contes. De plus, le jeune mawialt rencontre beaucoup de personnages qui sont aussi en vedette dans d’autres contes. Vu la complexité d’une ville qui abrite cinq races complètement différentes, il était impératif d’avoir une histoire qui serve de pont entre les autres.

Puisque les Contes So-Lam sont tirés d’un saga pour adultes sur laquelle je travaille depuis 16 ans, vous pourrez sentir dans l’histoire tout l’univers sous-jacent au conte. Pourquoi le deuxième monde est devenu l’Enfer ? Quels événement sinistres ont permis à Wat’ik et Broquus de devenir des immortels, eux qui étaient de simples mortels ? Qui est ce méchant Krilshein, contre qui les immortels doivent défendre le Troisième Monde ? Toutes des questions qui trouverons réponse dans l’histoire pour les grands. Évidemment, aucune de ces interrogations ne vous empêcheront de comprendre et d’apprécier le Conte So-lam #9 Mor-Lath le mawialt !

Vous pouvez trouver les points de vente du livre ici !

Bonne lecture !

De quoi parle le Conte So-Lam #6 Ron’sé l’ahlendser ?

De quoi parle le Conte So-Lam #6 Ron’sé l’ahlendser ?

Les thèmes de ce conte sont le courage et la prudence.

Ron’sé est un jeune ahlendser qui a la malchance de vivre dans la période la plus sinistre de son peuple. En pleine période de famine, l’immortel Wit’ak, leur roi, décide de les abandonner à leur sort. De surcroît, un étrange cataclysme ravage leur cité. Le jeune Rons’é est le seul parmi les ahlendsera à ne pas paniquer et à proposer des solutions.

Illustrations par Mlle Chèvre
Illustrations par Mlle Chèvre

Courage:

Quand tous les ahlendsera paniquent, Rons’é décide de fonder un groupe d’anciens pour gérer la ville comme à l’époque du roi Wit’ak. Vu que Ron’sé est un enfant, personne ne veut appliquer ses idées jusqu’à ce que son père décide de l’épauler. Aussi, quand la ville est détruite par l’étrange cataclysme, Rons’é est le seul qui prend son courage à deux mains pour reconstruire sa maison tandis que les autres attendent et prient pour que la Fée-Mère leur vienne en aide.

Prudence:

Les ahlendsera ont tellement peur de se blesser qu’ils ne font aucun travaux manuels. Ils ne travaillent physiquement que lorsqu’ils sont enceints (le mot est au masculin car les ahlendsera sont asexués). Ceci parce qu’il leur pousse une carapace impénétrable qui les protège contre tous les dangers. Quand leur ville risque d’être irrémédiablement détruite, il n’y a que le jeune Ron’sé qui ose travailler sans carapace.

Sans vous vendre la chute du conte, Rons’é sera à la fois un exemple à suivre et à ne pas suivre. Ça reste une histoire pour les enfants et les leçons de Ron’sé les feront réfléchir. Est-ce qu’ils auraient été plus prudent à sa place ? Auraient-ils tenté de changer les moeurs de leurs semblables ou auraient-ils suivit aveuglément la masse ? Il n’y a pas vraiment de bonnes réponses, que des réflexions profondes sur notre place dans la société.

Le conte de Ron’sé est un peu inspiré de la fable de la cigale et de la fourmi. Cependant, la fin du conte laissera les enfants perplexes face au destin de l’ahlendser. Jusqu’où devons-nous aller pour nos principes ? Ne serait-il pas préférable de mettre un peu d’eau dans notre vin ? Encore une fois, pas de bonnes ou de mauvaises réponses.

Puisque les Contes So-Lam sont tirés d’une saga pour adultes sur laquelle je travaille depuis 16 ans, vous pourrez sentir dans l’histoire tout l’univers sous-jacent au conte. Pourquoi Wit’ak quitte-t-il les ahlendsera ? Si les protagonistes vivent sur le Deuxième Monde, qu’en est-il du Premier ? Serait-ce Yaga, la déesse de la nature, la responsable du cataclysme qui ravage Donselea, la cité des ahlendsera ? Toutes des questions qui trouverons réponse dans l’histoire pour les grands. Évidemment, aucune de ces interrogations ne vous empêcheront de comprendre et d’apprécier le Conte So-lam #6 Ron’sé l’ahlendser ! Bonne lecture !

Mon expérience au Salon du Livre jeunesse de La Prairie

Mon expérience au Salon du Livre jeunesse de La Prairie

Mon expérience au Salon du livre jeunesse de La Prairie

En un seul mot: Extraordinaire !

Donc, les moments forts:

Il y a eu le petit Nykola qui a trippé complètement sur les Contes So-Lam, sans même les avoir lus ! Juste les images et mon enthousiasme ont étés suffisants pour le charmer. Il est venu deux jours sur trois et il incitait ses amis à venir me rencontrer ! Il a colorié une multitude de dessins durant ses cours pour me les apporter au salon ! Mon premier « hardcore fan » ! Je lui ai offert une version imprimée des Contes So-Lam, il le méritait amplement.

Aussi, les deux jeunes filles de dix ans (à peu près), toutes timides, qui voulaient absolument une photo avec moi ! J’étais plutôt flatté, je dois l’avouer ! Tout ça sous le regard amusé de ma mère et de ma tante qui arrivait d’Australie ! Maman et Matante étaient fières de moi !

Il y a eu aussi le jeune bédéiste qui voulait des conseils pour percer dans son domaine. Je lui ai dit de travailler sans cesse par passion, de ne jamais faire ça pour l’argent, de ne pas s’arrêter au jugement des autres et de faire beaucoup d’observation. J’espère qu’il va mettre mes conseils en application.

Sans oublier le moins jeune Félix (me semble que c’est ça son nom…), un adolescent de quinze ans je crois, qui écrit lui aussi des histoires fantastiques avec un de ses amis. Je l’ai motivé en lui rappelant que j’avais travaillé seize ans sur So-Lam avant d’avoir quelque chose de publié. Il participait à un spectacle l’un des soirs et est revenu me voir pour me souhaiter bonne chance ! Je l’ai bien évidemment félicité pour son spectacle !

Parlant des ados, c’est là qu’est ma plus grande surprise: Même quand je leur annonçais que les Contes So-Lam étaient pour les 6-11 ans, ils restaient là à m’écouter parler de ma démarche artistique ! Moi qui croyais les voir tourner les talons instantanément ! Ils aimaient l’idée du travail acharné derrière l’oeuvre, les créatures authentiques que j’ai créé et le fait que les Contes So-Lam sont une infime part de l’univers que j’ai créé au départ pour les adultes. J’étais aux anges !

Il y aussi la réaction des parents que j’ai beaucoup apprécié. Le fait que mes histoires soient écrites avec un vocabulaire recherché avec des définitions de mots complexes, une morale qui fait réfléchir et des créatures fantastiques unique a charmé les parents. Ils aimaient bien quand je leur disais que je ne prenais pas mes lecteurs pour des idiots (les enfants aussi aimaient bien que je leur dise ça).

Le seul côté négatif à été ma super infection à l’oreille droite. J’étais carrément sourd d’un côté ! Au moins, ça ne m’a pas empêché de fonctionner durant ces trois jours intenses. Sinon ça aurait été trop facile ! L’adrénaline a bien fait son travail, alliée à ma volonté de fer. Rien au monde ne pouvait m’empêcher de participer à mon premier salon, pas même l’Apocalypse.

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Photo par Jasmine Beausoleil

Donc, que du positif ! J’étais comme un poisson dans l’eau ! Une superbe expérience ! Je me sens si privilégié d’avoir pu partager avec autant d’enfants ma passion ! J’espère seulement être encore invité l’année prochaine ! Pour voir les Contes So-Lam, cliquez ici !

Ça vient d’où So-Lam ?

Ça vient d’où So-Lam ?

C’est ancien, très ancien, d’un point de vue humain évidemment. Au départ, c’était une histoire inspirée de Star Wars mais qui se passait à l’époque médiévale. J’avais à peine 17 ans quand j’ai commencé. C’était en 1997. Ça ne s’appelait pas So-Lam, ce nom est plutôt récent en fait. Ça s’appelait « Le Mythe de Mygwy ». Mais qui est donc ce Mygwy ? C’était une patte de lapin avec des billes pour faire ses yeux et un bout de tissus en guise de museau. C’était mon foutu porte-clé ! J’ai toujours été considéré comme un fucké, pendant mon enfance et même une fois adulte. Je ne comprends toujours pas pourquoi…

Pour en revenir à So-Lam, au départ c’était une histoire assez simple: Une guerre entre le bien et le mal. La fée des eaux et ses armées combattaient l’Ultime Diable et ses armées. C’était simple mais c’était cool. Assez cool pour que je décide de l’écrire à plusieurs reprises, jamais satisfait de ce que je pondais. C’était devenu un projet à long terme, genre un livre que j’allais écrire à temps perdu quand j’allais être chirurgien. Oui, c’était la ligne qui se dessinait devant moi: Les sciences. J’étais une « bole » sans même me forcer à l’école. Aussi bien rentabiliser cela !

C’est au CÉGEP que tout s’est gâché… Mon univers créé de toutes pièces dans ma tête m’intéressait bien plus que les sciences ! La réalité était beaucoup trop contraignante versus mon imagination. De surcroît, j’ai étouffé ma peine d’amour avec So-Lam. C’était durant l’année et demie où je ne sortais pas avec ma femme actuelle. Nous sommes sortis ensemble une semaine (risible, on ne s’est même pas vu). Quelques mois plus tard, elle tombait vraiment en amour avec moi. L’union a duré un an, nous nous sommes laissés un an et demi (c’est là que So-Lam est devenu un monstre) et nous nous sommes acoquinés à nouveau. C’était il y a plus de 14 ans. À chaque fois que ma femme chiale que mes projets prennent trop de place, j’ai le plaisir de lui rappeler que c’est de sa faute… Quoique, c’est moi qui l’avais laissé, mais c’était parce que je croyais qu’elle n’était pas heureuse avec moi. J’avais interprété une petite chicane comme une absence de bonheur. J’avais 17 ans. J’étais jeune, surtout dans ma tête. Ça reste que c’est un signe que So-Lam doit exister: Pour compenser l’absence de ma rouquine d’amour, j’ai créé l’univers fantastique le plus complexe et original depuis le Seigneur des Anneaux.

Autre signe, qui est aussi arrivé durant mon célibat: J’habitais chez mon parrain et ma marraine qui avaient le câble !  Je pouvais écouter Reboot et Beast Wars, parmi les premiers dessins animés créés grâce aux logiciels 3D. Je disais toujours que s’il y avait des écoles de 3D au Québec, je lâcherais tout et me lancerais là dedans. Malheureusement pour le docteur à venir, j’ai ouvert ce jour là le journal étudiant. Jamais je n’avais ouvert le journal étudiant avant. JAMAIS. Ce jour là, il y avait un article qui relatait que les meilleures écoles d’animation 3D au monde étaient au Québec !!! MON RÊVE ÉTAIT POSSIBLE !!!!!

Je crois que c’est deux semaines plus tard que j’ai abandonné le CÉGEP. Je suis allé travailler dans une usine pour m’économiser les 5000 dollars que j’avais besoin pour me payer le cours mais surtout, je devais impérativement m’améliorer en dessin. J’avais une imagination débordante mais aucune technique de dessin. Je me débrouillais mais je n’avais pas ce qu’il fallait pour être un pro. Ça m’a pris trois ans de pratique et d’économies avant d’être accepté à l’école. J’avais réussi !! Avec le recul, je comprend aujourd’hui qu’ils m’avaient pris parce que j’étais très persévérant et que j’avais l’argent. Je n’avais pas le talent et c’est pourquoi malgré tout cet effort, je n’ai pas travaillé en cinéma ou en jeux vidéos… À part une courte expérience qui m’a presque détruit… À trop vouloir être performant au delà de nos compétences, on se brûle vite…

Peu importait, de toutes façons l’animation 3D n’était qu’un tremplin pour pouvoir donner vie à So-Lam. Parce qu’avec le temps, So-Lam était devenu une série de film digne du Seigneur des anneaux ou de la Matrice ! La seule question était comment j’allais réussir cet exploit… C’est encore la question aujourd’hui mais j’ai tellement progressé…

Comment une petite idée folle avait pu prendre autant d’ampleur dans mon esprit ? C’est une obsession, simplement. J’ai sans cesse gonflé l’histoire dans ma tête. Je n’aurais jamais cru que ça deviendrait si gros. J’ai une partie de mon cerveau qui ne sert qu’à ça ! Vu que le destin est de mon bord, il m’est même arrivé un grave accident pour changer la ligne de ma vie:

J’étais à pied. Mon sac-à-dos était pleins de nourriture que j’avais achetée pour remplir le garde-manger de mon premier appartement. Enfin, j’habitais avec ma rouquine de malheur… de bonheur je veux dire, de bonheur… Donc le premier jour que nous habitions ensemble, je me suis fait frapper par une voiture à 70 km/h. J’ai perdu conscience et je me suis réveillé dans l’ambulance. Après avoir passé tous les scans possibles, je n’avais qu’une petite commotion cérébrale, un pied cassé à cinq endroits et un nerf sectionné dans la cuisse. Habituellement, nous n’avons que 13 % de chance de survie suite à un impact comme celui là. Moi je suis sorti de l’hôpital en béquille quelques heures plus tard. À cause de ça, je ne gagnerai jamais à la loterie, j’ai déjà eu ma chance extraordinaire.

Cette convalescence de sept mois m’a permis de commencer l’écriture de la genèse de So-Lam. C’est qu’une histoire aussi folle méritait que je me donne la peine d’approfondir la mythologie qui se cachait derrière. J’ai donc remonté à la création de la Terre et j’ai tout inventé jusqu’à l’histoire que j’avais imaginée à mes 17 ans. Cette convalescence m’a permis de trouver un nouvel emploi plus payant qui me permettait d’écrire dans mes temps libres. Tout se plaçait pour que So-Lam voit le jour. Quand j’ai été rendu à écrire l’histoire que j’avais créé au départ à mes 17 ans, ce n’était plus la même chose ! Tout est plus solide, plus complet, plus profond, plus poussé, plus grandiose, plus parfait. Je capote !!!!

Ce nouvel emploi plus payant m’a aussi permis d’avoir des enfants avec « la cause de So- lam » (j’imagine déjà sa face quand elle va lire ça !). Évidemment, je ne pouvais attendre de raconter So-lam à la chair de ma chair. C’est que So-lam, c’est très violent, très tragique, très « pas pour les enfants ». J’ai donc eu l’idée de génie de créer des contes pour enfants avec les protagonistes de So-Lam. 20 histoires édifiantes qui sont une belle introduction à l’univers de So-Lam. J’ai aussi compris que c’était la première étape viable de mon projet. Parce que je me suis cherché mes amis, vous n’avez pas idée ! Les scénarios, les courts-métrages, la photo, la vidéo… J’ai tout appris ce que je pouvais pour m’aider à créer So-lam. La seule chose que je ne voulais pas faire pour créer les films de So-lam, c’était d’aller étudier en cinéma… Je suis très conséquent moi ! La logique c’est que je refuse d’être formaté, je veux un cheminement unique pour une histoire unique… J’ai passé ma vie à écouter des films, je dois bien être capable d’en faire ? De toutes façons, combien d’étudiants ont un diplôme en cinéma et font des films ? Pas beaucoup. C’est pourquoi je préférais savoir « comment » faire des films pour les faire moi-même et mieux comprendre toutes les facettes du septième art…

En ce qui concerne le nom final So-Lam, c’est si simple que c’en est cave… C’est le mélange de « Soul » et « Âme », qui sont le même mot, en français et en anglais. C’est que, c’est de l’âme que les personnages puisent leurs pouvoirs fantastiques. C’est tout. Par hasard, c’est aussi un mélange de « lam » et « so-ham », les mantras utilisés dans une sorte de yoga pour stimuler le chakra racine et le chakra couronne respectivement. Un autre signe…

C’est tout ça So-Lam. C’est moi.

Est-ce qu’il y a une version papier des Contes So-Lam ?

Est-ce qu’il y a une version papier des Contes So-Lam ?

Là, je vais répondre une fois pour toutes à la question qu’on me pose le plus souvent: Est-ce qu’il y a une version papier ?

NON !!!!!

Je sais que les gens de ma génération et les plus âgés aiment plus le papier mais c’est un faux-semblant. L’odeur du papier ne change rien à ce qu’on ressent en lisant un ouvrage. Oui, on peut perdre nos données informatiques, mais qui de nos jours n’a pas de sauvegardes ? Au pire, en vous connectant chez le vendeur, vous pouvez télécharger vos achats perdus. Je trouve que c’est manquer de vision que d’encourager la coupe des arbres quand nous avons une technologie plus qu’efficace pour lire. Il y a même des liseuses électroniques qui fonctionnent comme les Etch-a-sketch (vous vous souvenez, le truc boboche avec lequel on tentait de faire un dessin avec les deux roulettes). Ce n’est pas une image rétro-éclairée, ainsi ça crève moins les yeux qu’avec un écran.

Pour vous convaincre du bien fondé de cette évolution, voici une petite histoire qui date d’un peu avant la Renaissance:

La création du papier ou ce nouveau média destiné à disparaitre

Crédits introuvables - Montage par moi.
Crédits introuvables – Montage par moi.

Il était une fois deux scribes. Un tourné vers l’avenir et l’autre, plus conservateur. Le scribe plus genre yo arriva un jour avec le premier bout de papier.

– Yo dude, check ça man ! C’est du papier ! Ça va remplacer nos tablettes de roche ! s’exclama le scribe-yo.

– Comment tu veux faire mieux que la roche avec de la pâte d’arbre ? demanda le conservateur.

– Ben là man, c’est ben moins lourd ! Dans le même volume, on peut stocker ben plus d’informations, yo ! explique-t-il.

– Ton papier, là, ça brûle ?

– Si on le met dans le feu, oui…

– Pas la roche. Peu pas perdre d’informations.

– On a juste à faire des copies. Ça va bientôt être facile, mon beau-frère travaille sur une méthode de faire des livres, ça s’appelle « l’imprimerie ». On va imprimer les livres beaucoup plus rapidement !

– Pis on va tous perdre nos jobs ! s’exclama le conservateur. Bravo champion ! La roche c’est ben mieux: J’ai ici un exemplaire de la Bible indestructible, c’est bien plus pratique !

– Arrête là, ça prend un attelage pour déplacer la Bible, yo !

– Mais elle ne brûle pas.

Le conservateur approche du scribe-yo et renifle le papier.

– J’aime bien mieux l’odeur de la roche. Ton affaire là, ça sent la plante morte, dit le conservateur.

– Yo, t’es ben rétrograde ! Le papier c’est l’avenir !

– Pffff… Ce sera au maximum une mode passagère, crois moi, conclut le conservateur.

Si mon point n’est pas assez clair avec ça !! En passant, vous pouvez aussi visionner ce petit vidéo que j’ai créé pour vous montrer comment imprimer les Contes So-Lam.